7 Conseils Pour Aider Votre Enfant A Enrouler Sa Peur Irrationnelle Et Développer Son Héroïne.

peur-enfantAujourd’hui, Haja Andriatahina nous partage comment il a vécu la peur et quels sont les conseils qu’il nous propose pour la surmonter.

Il était environ 17 heures. La nuit allait tomber plus tôt ce jour là. Des nuages gris et épais se précipitaient au dessus d’une caserne.  Des éclairs déchiraient le ciel d’un bout à l’autre presque toutes les minutes.

On entendait de loin un homme crier « Aller y retournez tout de suite, poltrons ! », puis deux enfants sortirent d’une maison en courant.

C’était notre père, moi et mon petit frère.

Trois minutes auparavant, dès que nous franchisâmes la porte, notre père nous accueillit en mordant sa lèvre inférieure : « Pourquoi êtes-vous déjà rentrés ?  « Car il va y avoir bientôt un orage », répliquai-je.

Plus effrayant qu’une foudre il dit : « Ah, encore cette peur ! Au champ, tout de suite, les oiseaux vont détruire notre récolte ! »

Nous étions en train garder notre récolte de riz des oiseaux voleurs. Et nous l’avions quitté plus tôt ce jour là.

Sachant que nous pouvions mourir de frayeur que d’une foudre, notre père nous obligea à revenir aux champs sous l’orage.

J’observais mon petit frère de 11 ans devant moi, tremblant et bouchant les oreilles le long de notre sentier.

Ce n’était pas drôle du tout. Je me souviens de son cri à chaque éclair, évitant d’entendre ce qui allait s’ensuivre tout de suite après. Moi qui avait tout aussi peur mais essayant de le cacher.

J’essayais de psalmodier ce que notre père nous apprenait au sujet de la foudre : « Si tu vois un éclair c’est que tu n’es pas foudroyé, le tonnerre n’est qu’un bruit. »

C’est vrai, ça aidait mais on mourrait toutefois de peur. La nuit tombée et l’orage calmé, nous étions rentrés sains et saufs (seulement mouillés jusqu’au os).

Et aujourd’hui, est-ce que je n’ai plus peur de la foudre ? Bien sûr que si. Mais mes enfants ne le savent pas.

A notre naissance, nous étions nus en termes de bravoure

Peur de l’eau, peur du noir, peur de tomber, peur du public, peur d’une tombe ou d’un cadavre, peur d’être seul, …

Vous vous souvenez de votre enfance ? Aviez-vous eu ces peurs ? Et comment êtes-vous devenu le héros de votre fils ? Combien d’années fallait-il pour bâtir votre force ?

Vous avez grandi en bravoure à travers les expériences de la vie. En vous forçant à faire ce que votre cœur vous a dit de faire bien que cela  vous effrayait.

Il vous a fallu un bout de temps et une bonne dose de  patience envers vous-même pour devenir la personne plus courageuse que vous n’avez pas, vous-même, pensé possible.

Plus nous comprenons les choses, moins nous avons peur.

Chaque fois qu’un enfant accomplit un acte de bravoure, il grandit en confiance. Une nouvelle voix interne remplace la voix de la crainte. C’est la voix de l’audace.

Vous êtes son soutien et son appui pour le rassurer et à comprendre les choses et le pousser à essayer.

Voici sept astuces pour l’aider à réduire sa peur et développer son courage :

  1. Habituez-le à dire et à identifier ce dont il a peur

Dans un monde où ceux qui sont connus avoir peur sont traités de lâches, le fait de dire « j’ai peur » est déjà un vrai acte de courage.

A partir du moment où votre enfant avoue avoir peur, vous pouvez savoir si sa peur est raisonnable ou pas, puis, soit lui apporter votre soutien soit lui fournir des informations.

Si elle dit, par exemple qu’elle a peur de l’eau, c’est peut être qu’elle fait allusion aux personnes noyées ou aux requins, aux serpents ou autres choses.

Dans ce cas, amenez-la à réaliser qu’elle n’a pas peur de l’eau. Pour la noyade ou pour les animaux aquatiques, dites-lui que vous êtes là pour veiller sur elle. Que vous ne la laisseriez pas y entrer si cette eau est dangereuse.

 

  1. Déguisez-vous en super héros

« Vous êtes courageux lorsque vous êtes la seule personne à savoir que vous avez peur »

La peur des parents peut se transmettre aux enfants. Si la plupart des filles ont peur des serpents c’est qu’elles tiennent cela de leurs mères.

Si vous voulez que votre enfant soit plus courageux maîtrisez vos réactions devant eux.

Je suis sûr que vous êtes comme moi. Je suis plus confiant avec une personne en dehors de notre foyer (hormis mon père). Car du fait que je ne la connais pas très bien, je peux facilement croire qu’elle n’a pas peur (évidemment si elle ne la montre pas)

 

  1. Réduisez le risque de valider ses croyances

Si vous forcez votre enfant à affronter ce dont il a peur, sa situation risque de s’empirer. Et vous, vous lui donnez l’occasion de valider sa réaction.

Supposons que votre fille a peur de monter à vélo et elle refuse d’essayer. Vous la forcez sachant qu’elle en est effrayée. Elle n’a pas toutes ses facultés psychologiques. Elle tombe. Sa croyance  vient d’être validé (monter un vélo est très difficile et qu’elle n’y arriverait jamais). Croyez-vous qu’elle a maintenant moins peur ?

  1. Acceptez ses émotions

Si votre enfant a peur du noir, c’est normal. D’ailleurs, il n’est pas le seul.

Perdre le contact visuel avec le reste du monde, ça fait peur n’est-ce pas ? Et tous ces monstres et ces méchants qu’il voit dans les films et les bandes dessinées ?

Dites-lui qu’il est chez lui (s’il était dehors c’est différent) et surtout que vous êtes proche pour veiller sur elle.

  1. Parlez-lui d’un cas similaire

Si votre enfant a peur du médecin, préparez-le. Faites-lui savoir ce qui l’attend exactement. Faites-lui comprendre  que le médecin va le guérir et qu’il n’a aucune intention de lui faire mal. Parlez-lui d’un autre enfant qu’il connait avoir été traité par ce médecin.

Vous pouvez aussi lui raconter l’histoire d’un enfant héroïque qui se termine bien. Il faut rappeler qu’être un héros ne signifie pas n’avoir aucune peur. Cela signifie avoir peur mais continuer à avancer.

 

  1. Accompagnez-le dans sa bataille

J’étais un garçon très timide. Mon père m’avait appris comment vaincre la peur de parler en public. Il faut, selon lui balayer tout le monde des yeux en essayant de dominer les gens par le regard.

Mais cela m’effrayait encore plus. Comment pourrais-je regarder les gens dans les yeux, les choses qui me faisaient le plus peur chez eux?

J’ai remarqué en grandissant que je dominais de plus en plus cette peur en sachant que quelques uns de mes amis étaient dans le public. Des amis qui m’aimaient bien.

Soyez présent au moment où votre fille doit faire face à certaines situations difficiles. Cela l’équipera de courage.

  1. Evitez de le stresser en levant la barre trop haut

Si votre enfant a peur de participer à une course, rassurez-le. Dites que quoi qu’il arrive, vous serez fier de lui. Que tout ce qu’il a à faire est de tout donner. Si cela suffira pour gagner, il gagnera.

Sinon, il aura le temps de s’entraîner pour la prochaine fois. Rappelez-lui ses autres progrès du passé.

Les enfants sont particulièrement sensibles à ce genre d’encouragement.  De cette façon vous pouvez affermir sa confiance en lui.

 

Conclusion

La peur fait de nous des êtres humains. Sans elle, nous serions trop téméraires. Plus nous grandissons et plus nous réalisons combien les choses sont au-delà de notre contrôle. Mais c’est à chacun de faire la différence : avancer ou se laisser avoir.

Un auteur a dit : « Ne cherche pas à calmer la tempête, calme-toi, la tempête passera. »

 

Et vous, que faites-vous pour former vos petits héros ?

PS : Pensez-vous que cet article peut aider un de vos amis ? Merci de bien vouloir le partager.

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