Quelles punitions pour nos enfants ?

sad_child_portrait_202454Les punitions pour un enfant qui a fait une bêtise ne sont pas toujours faciles à donner. Il se peut que les parents se trouvent dans une situation de culpabilité et ont peur de l’impact de ces punitions. Les parents ont aussi le souci si la punition donnée apporte une leçon pour l’enfant ou si simplement il en a déjà l’habitude et ne craint plus la conséquence de ce qu’il fait.

Pour voir l’efficacité d’une punition, nous allons vous apporter quelques éclaircissements.

D’abord, il est important de savoir que punir un enfant ne doit pas être le résultat de la colère que nous avons eu face à une situation sinon l’enfant ne fait que subir notre émotion. L’analyse de ce qui s’est produit est aussi nécessaire.

Recourir aux fessées n’est pas la solution car après une bêtise si la réponse est une fessée, l’enfant ne comprendra pas la raison pourquoi il est frappé et cela va entraîner une sensation d’humiliation. L’enfant va considérer après qu’une fessée est une punition adéquate dès qu’une bêtise soit faite et l’appliquera dans sa vie.

Quelles sont alors les punitions qui marchent ?

Une punition doit avoir une signification pour l’enfant pour qu’il en tire une leçon. Il est important de parler à l’enfant, expliquer pourquoi une punition lui a été attribuée.

Une punition fait apprendre à l’enfant aussi que tout ce qu’il veut ne s’acquiert pas facilement, il y a dans la vie des choses qu’il ne peut obtenir à chaque fois qu’il demande.

La punition doit être en rapport avec la bêtise commise. Prenons l’exemple d’un enfant qui a sali la maison. S’il a déjà été averti que traîner son assiette dans la maison peut produire des saletés partout et s’il continue encore et que la pièce devient sale, il est bien normal de lui demander de prendre une brosse, par exemple et le faire nettoyer. Il s’agit de responsabiliser l’enfant en faisant attention à ce qu’il fait, en soignant les choses qui l’entourent.

Une punition convenable exige que l’enfant obéisse, un autre cas qui peut nous aider : on peut demander à l’enfant de ranger ses jouets, s’il ne le fait on peut le punir en lui demandant mettre en ordre la chambre entière. Cela l’incitera à obéir, il appartient aux parents de mesurer ce que l’enfant peut faire et à ne pas fléchir tant que l’enfant ne répond pas à ce que l’on lui demande.

Quelquefois la privation peut marcher, à noter que cela concerne seulement les activités auxquelles l’enfant tient mais pas la privation des choses vitales comme la nourriture ou ce qui contribue à son développement.

Punir un enfant se traduit quelquefois pour les parents par un sentiment de culpabilité, ils pensent faire mal à leurs enfants mais ne pas punir peut signifier que l’enfant est autorisé à faire ce qu’il veut. L’équilibre dans ce sens est à mettre en place pour que l’éducation de nos enfants soit menée dans la bonne voie.

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12 réponses à Quelles punitions pour nos enfants ?

  1. Fabien Blot dit :

    Bonjour,
    Pensez-vous que la punition soit efficace sur le long terme?
    En théorie, on ne devrait punir qu’une seule fois, sinon, c’est que cela est inefficace?
    Qu’en pensez-vous?

    Fabien du blog Famille Epanouie

    • admin dit :

      Bonjour,
      Merci pour votre commentaire
      Cela dépend du bêtise, mais si c’est répétitif il vaut mieux recourir à autre chose

      • admin dit :

        Bonjour,
        Nous vous remercions aussi d’avoir passé du temps sur notre site. Nous essaierons toujours de publier les informations qui vous paraissent indispensables.

  2. lectrice dit :

    Bonjour,
    En ce qui me concerne, les mots bêtise ou punition me chagrinent. Car l’enfant ne fait pas de bêtise (manque d’intelligence, de jugement, ou encore stupidité, selon le dico), il expérimente, apprend, découvre. Quant à la punition, elle n’a pas lieu d’être dès lors qu’on considère l’enfant comme une personne en train d’effectuer de nombreux apprentissages et qui peut parfois, souvent, faire des erreurs.
    Je pense qu’il est bien pour son apprentissage de laisser l’enfant vivre ou subir les conséquences naturelles de ses actions (nettoyer si il a sali par exemple), sans que cela soit présenté comme une punition.
    Et l’accompagner, et répéter, encore et encore tant que nécessaire. Car ce n’est pas en étant puni qu’on apprend, c’est en répétant et en s’exerçant autant de fois qu’il le faut.

    • admin dit :

      Merci pour votre commentaire.
      Oui vous avez bien raison.Peut être que c’est le mot qui nous manque mais il faut bien laisser l’enfant subir les conséquences de ses actions et par cela il peut tirer des leçons.
      Et il arrive que les enfants méritent des punitions.

  3. Fabien dit :

    Tout dépend ce que l’on entend par punition. Si celle-ci est naturelle, elle est efficace. Par exemple, il adore un jouet, il le lance par terre, il se casse.
    Si le parent puni pour un mauvais comportement, la punition est inefficace et le comportement gênant aura de grandes chances de réapparaître.

    Fabien de Famille Epanouie

  4. emmanuelle dit :

    bonjour, mon enfant avait l intention de faire une bêtise, mais il ne la pas fait .doit il être punis comme si il l avait fait ?

    • admin dit :

      Bonjour,
      Mais non, une punition doit être toujours relative à une bêtise, pas de bêtise donc pas de punition. Seulement l’avertir pour que le mal ne sera pas fait

    • Rahmad dit :

      Le comportement d’un efnnat en classe est un indicateur important pour alerter les parents et les enseignants d’une e9ventuelle pre9cocite9 chez l’enfant. Mais un efnnat peut eatre pre9coce et ne pas correspondre tout e0 fait e0 ce profil e0 cause d’un handicap comme la dyslexie, la dyspraxie, l’hyperactivite9 et aussi un ve9cu social difficile.Le de9sir de s’inte9grer, de ne pas avoir d’ennui, la peur d’eatre rejete9 poussent beaucoup d’enfants e0 e9touffer ou dissimuler leurs capacite9s. Pour ve9rifier s’il y a re9ellement ce potentiel chez l’enfant, un test de QI associe9 e0 une e9valuation de la personnalite9 doit eatre fait par un psychologue compe9tent et connaissant la particularite9 des efnnats pre9coces . L ’ e x a m e n p s y c h o l o g i q u e d o i t c o m p o r t e r : (*) – Un entretien d’une demie heure e0 une heure avec les parents et l’enfant. Cet entretien permettra d’e9voquer le motif de la demande puis d’expliquer l’histoire de l’enfant, son de9veloppement depuis sa naissance, ses relations avec ses parents et son entourage, ses difficulte9s, ses e9motions, son rapport avec le monde scolaire, sa manie8re de travailler, etc – L’entretien sera comple9te9 par des tests (10 e9preuves) visant e0 de9terminer la late9ralite9 et le de9veloppement psychomoteur, e0 e9valuer la maeetrise de la lecture, etc Plus e9ventuellement, une e9preuve de personnalite9 ou un dessin.- Suite e0 l’entretien et les tests, un compte-rendu e9crit et de9taille9 sera envoye9 e0 la famille. Ce compte-rendu (2 e0 4 pages) comporte les re9sultats chiffre9s aux diffe9rents tests ainsi que leur signification et les conseils qui en de9coulent.L’ANPEIP conside8re insuffisant un compte-rendu qui ne comporterait que les notes et les QI sans commentaires. Tout psychologue compe9tent sait qu’un examen psychologique ne se re9sume pas par la seule note du QI !

  5. Ping : Dix conseils simples pour que votre enfant obéisse - Nos PenséesNos Pensées

    • Mamy R. dit :

      Nous sommes tout à fait d’accord avec cela. Les punitions ne sont pas toujours la solution .Merci pour vos commentaires.

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