Crise D’opposition D’un Petit Enfant : Comment Transformer Cette Energie En Une Grande Personnalité ?

enfant-criseCet article a été écrit par Haja Andriatahina, il nous conseille comment faire face à un « non » de l’enfant

Pourquoi mon « bébé » dit « non » à presque tout ce que je lui demande ?

Comment arrêter d’être une victime et reprendre le contrôle ?

Selon Erik Erikson, psychologue danois (1902 – 1994), cette période du développement psychosocial de l’enfant est appelé « étape anale musculaire. » Pendant ce temps, l’enfant devient  de plus en plus autonome dans ses soins personnels :

  • Il se bat pour manger seul bien que les résultats soient catastrophiques.
  • Il demande à enfiler seul ses vêtements alors que cela prends beaucoup de temps – ou qu’il refuse de porter tels ou tels habits.
  • Il insiste à brosser ses dents lui-même.
  • Il réclame aller seul aux toilettes pour après, demander qu’on change sa culotte.
  • Elle se bat pour peigner ses cheveux lui-même.
  • Il sanglote à éteindre la lumière et avoir possession de la télécommande.
  • Il fait l’opposé de ce que vous lui demandez de faire
  • Elle peut vous ignorer.
  • Elle s’enfuit loin de vous.
  • Il veut aller dans la rue ou dans d’autres endroits dangereux

En d’autres termes, il sait contrôler ses sphincters.

De ce fait, les parents peuvent être surpris par son apparent entêtement.

Mais soyez sans crainte.

La première bonne nouvelle est  que cette attitude ne signifie en aucun cas qu’il défie votre autorité. Il s’agit d’un désir d’établir son « moi », sa propre identité.

La deuxième bonne nouvelle est que cette « crise » pourra disparaître aussi subitement qu’elle a apparu.

Dr Juan Melgosa, dans son livre intitulé « Découvrez votre vraie valeur »appelle cela comme « un effort naturel d’atteindre son autonomie, ce que le petit ressent naturellement et spontanément. En le reléguant à de nombreuses interdictions, les parents contribuent à la formation d’une personnalité manquante»

Que faire dans cette situation ?

  • Donnez-lui des choix que vous pouvez contrôler
  • Si vous voulez qu’il porte un pull mais qu’il refuse, voici comment : « Veux-tu porter ton pull vert ou le rose ? »
  • S’il refuse de boire du jus de fruit et réclame un soda : « Chérie, tu n’auras pas de soda, veux-tu du jus de tomate ou du jus de citron ? »
  • S’il refuse de ranger ses jouets pour mettre de l’ordre dans sa chambre : « Nous allons les ranger ensemble, de quoi veux-tu te charger, de tes crayons ou de tes cahiers de coloriage ? »

 

  • Habituez-le à des alternatives au « non »

 Comment un petit enfant apprend-il à dire non ?

Ils tiennent ça de nous les  adultes. De plus, il se trouve que son  vocabulaire n’est pas aussi large que le nôtre.

La stratégie est donc d’utiliser des phrases plus spécifiques comme alternatives au « non ».

Par exemple :

  • « Tu pourrais tomber sur les escaliers, vas jouer ailleurs ! » au lieu de dire « non, ne reste pas là ! »
  • « Il te faut de l’eau ! » au lieu de « non, tu n’aura pas de soda. »
  • « Les bonbons détruisent tes dents» au lieu de « non, pas de bonbon ! »

 

Dans cette façon, en même temps que vous le protégez, vous l’aidez à développer sa capacité de réfléchir.

 

  • Aidez-le à sentir que l’idée vient de lui (même quand il n’a pas le choix)

 « Veux-tu boire ton eau maintenant ou plus tard ? »

  • « Veux-tu aller à l’école, accompagné de papa ou maman ? »
  • « Veux-tu que je te lise LES TROIS PETITS COCHONS ou LE GARÇON QUI CRIE AUX LOUPS ? »

Pour un enfant en quête d’autonomie, il est plus facile pour lui de choisir entre deux propositions que de dire OUI tout de suite.

  • Restez ferme

 Dans certaines situations, s’il veut utiliser un couteau ou qu’il veut courir dans la rue, vous n’avez d’autre choix que de rester ferme.

Mettez-vous à son niveau, regardez-le dans les yeux et dites « Tu es encore trop petit pour ce couteau ! » ; « La rue est faite pour les voitures, c’est dangereux pour un petit enfant comme toi ! »

  • Changez la situation

 Ici le but est de réduire autant que possible le stress de l’enfant.

  • C’est son premier jour d’école. Il va être seul avec des enfants et des adultes qu’il ne connait pas encore. Vous pouvez dans ce cas l’amener visiter sa classe voir sa future maîtresse quelques jours avant la rentrée.

 

  • A l’arrivée de l’école, elle est fatiguée, elle a faim. Elle veut du chocolat. Vous pouvez lui dire : « Juste le temps que tu enlèves tes chaussures et te laver les mains et le repas sera prêt. »

 

  • Elle est en train de jouet avec ses amies et vous voulez lui dire qu’il est temps de prendre sa douche. Accordez-lui 5 minutes pour se préparer à l’idée de devoir se séparer de ses amies.
  • Encouragez la coopération

 Demandez au lieu de donner un ordre :

« Veux-tu me donner ce couteau s’il te plait ? » au lieu de « Pose se couteau !»

  • Expliquez clairement ce que vous voulez qu’il fasse :

« Mettons un peu d’ordre dans ta chambre ! » au lieu de « Enlève tout ces jouet de là ! »

  • Dites-lui ce qu’il doit faire, pas ce qu’il ne doit pas : « Touche le petit chat doucement ! » au lieu de « Ne frappe pas le petit chat ! »
  • Prenez soin de vous-même

 Vous serez capable d’aider votre enfant à développer sa personnalité si vous arrivez à vous contrôler et garder votre calme.

Réfléchissez à toutes les situations durant lesquelles vous perdez votre sang froid. Quelles sont vos pensées pendant ce temps ? Quelle est votre émotion ? Quelles sont vos réactions ?

Voici un exemple.

Situation : Ma fille refuse de boire du lait et réclame une limonade.

Mes pensées : Elle est capricieuse. J’en ai ras le bol. Je vais lui montrer qui commande ici.

Votre émotion : La colère

Vos réactions : Vous mordez les lèvres, vous criez « non, tu n’auras que du lait, c’est compris ? »

 

Voilà ce qui se passe d’habitude. Si vous voulez changer le cours des choses, commencez par changer vos pensées. Vos émotions et  vos réactions s’ensuivront.

Exemple.

Vos pensées : « Elle est capricieuse. Mais tous les enfants de son âge sont comme ça. J’étais peut-être comme elle quand j’étais petit, … »

Croyez-moi, ça va faire une grande différence.

  • Concéder certaines choses pour gagner sur d’autres

 Nous avons du mal à faire manger notre fille de 18 mois. Mais elle aime se barbouiller les mains dans son assiette. J’ai lu dans un article sur la parentalité qu’il n’y a rien de mal à laisser l’enfant prendre les aliments par la main (propre).

Depuis nous avons découvert qu’elle voulait manger sans notre aide. Maintenant elle commence à bien tenir sa cuillère.

Abandonner la bataille sur un terrain peut nous permettre de la gagner sur d’autres.

  • Accordez à votre petit garçon le plaisir de s’asseoir au volant de votre voiture et il vous sera facile d’accepter qu’on attache sa ceinture.
  • Concédez à sa demande de tenir sa cuillère pour lui faire manger des légumes.
  • Permettez-le de tenir (avec vous le balai ou l’aspirateur) et il vous sera facile de lui demander de ne pas marcher sur les canapés.
  • Accordez-lui de sortir les jouets qu’elle veut et vous aurez moins de difficulté à lui demander de les ranger après.
  • Laissez-le prendre ses aliments par la main, il lavera ses mains volontairement.

Conclusion

Il est facile d’obtenir l’obéissance d’un petit enfant. Il nous suffit d’user de notre pouvoir de parents. Mais nous voulons plutôt un enfant capable de réfléchir plus tard. Un  enfant qui aura sa personnalité.

 

Que faîtes-vous face au « non » de votre petit enfant ?

 

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2 réponses à Crise D’opposition D’un Petit Enfant : Comment Transformer Cette Energie En Une Grande Personnalité ?

  1. Haja Andriatahina dit :

    Bonjour à tous les papas et mamans!
    A force de vouloir tout contrôler, non seulement nous perdons notre contrôle mais aussi nous faisons perdre à nos enfants leur contrôle.
    Ayons confiance en la capacité de nos enfants à se développer dans tous les domaines au-delà de notre imagination.

    • Mamy R. dit :

      Merci pour votre commentaire.
      Un autre sujet de réflexion pour les parents se présente ici. Il appartient à chacun de maîtriser son pouvoir sur ses enfants sinon l’erreur est commise.IL existe toujours un degré à ne pas dépasser.

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